L'approche classique : inopérante.
La démarche traditionnelle de mise en place de la G.P.E.C. : une démarche qui n’est pas opératoire car trop théorique.
 Description de la démarche traditionnelle.
Une gestion des savoirs plutôt qu'une gestion de l'action. 

1. Le point de départ de la démarche : la définition de la compétence.
La compétence peut être définie comme étant la capacité à mobiliser une combinaison spécifique de :
  • connaissances (savoirs),
  • savoir-faireet,
  • aptitudes (savoir-être)

pour atteindre un niveau de performance donné.
Si la compétence est un processus complexe  qui est non formalisable, les ressources mobilisées (savoirs, savoir- faire et savoir-être)  ainsi que le niveau de performance à atteindre le sont.
C’est à partir de cette définition, que la démarche traditionnelle s’est construite. De cette façon, elle va s’attacher à formaliser le triptyque constitué par les trois types de savoirs.
 
 
2. Création d’un référentiel métier.
La fiche d’emploi type décrit chaque métier par famille professionnelle. L’ensemble de ces fiches permet de construire le répertoire des métiers ou référentiel des métiers.
Ces fiches décrivent :
  • la finalité : mission principale, définie en une phrase,
  • les principales structures concernées : parties de l’organisation dans lesquelles on rencontre l’emploi,
  • l’environnement : principaux interlocuteurs. travail autonome ou en équipe,
  • les niveaux de compétence requis, capacités et aptitudes pour tenir le poste. (quatre à cinq niveaux sont habituellement définis : expert, spécialiste, utilisateur, culture générale, aucune maîtrise),
  • la description synthétique des activités,
  • les principaux axes d’action (ne s’attache pas aux tâches spécifiques des postes),
  • la famille professionnelle : compétences nécessaires et connaissances, aptitudes,
  • la formation et/ou expérience professionnelle.

3.  Création du référentiel de compétences.
Après avoir procédé l’analyse des emplois existants dans l’entreprise, il convient de construire un référentiel des compétences communes aux familles professionnelles et de définir les niveaux de compétence requis, capacités et aptitudes pour tenir le poste.
 
Le schéma présenté(voir le lien)présente l’architecture type d'une démarche classique. Il reprend les différents axes métiers, détaille le métier de fabrication en détaillant une des activités principales qu’est la conduite de ligne.
 
Conclusion : La compétence est indissociable de l’action.
Ce qui intéresse avant tout les entreprises c’est sa traduction  en action et son utilisation pour une meilleure performance. Pourquoi ne pas envisager la gestion des compétences par une clé d’entrée différente : privilégier l’action plutôt que les savoirs qui sont trop théoriques et complexes ?
Cette nouvelle démarche n’exclut pas d’aborder les savoirs mais, seulement dans un deuxième temps.